« Don’t Give a Dawn About Bad Reputation » constitue le deuxième album de Driving Dead Girl. Fondé en 2003, le groupe belge a connu des débuts plutôt heureux, puisqu’il a été invité à participer à l’édition 2004 du festival de Dour, et assuré les premières parties de groupes bien dans l’air du temps comme The Rakes, Radio 4, Tokyo Sex Destruction ou encore The Black Angels. Un début de parcours sur les chapeaux de roues, ponctué par la sortie d’un premier opus, intitulé « 50,000 Dead Girls Can’t be Wrong ». Manifestement, à ce moment-là, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. La suite coulera un peu moins de source. A cause d’une multitude de changements de line up. Une situation qui va presque déboucher sur un split. Finalement, le combo parvient à se stabiliser. En 2008. Il peut alors reprendre du service…
Malheureusement, sur ce second elpee, on ne peut pas dire que le rock’n roll/garage de « Don’t Give a Dawn About Bad Reputation » casse vraiment la baraque. On a l’impression qu’il a même pris un coup de vieux. Ses influences ont beau être puisées chez Black Rebel Motorcycle Club, Jon Spencer Explosion ou encore Johnny Cash, DDG ne parvient pas à les transcender. L’énergie est bien présente (NDR : un héritage de leurs prestations ‘live’), la maîtrise instrumentale irréprochable, mais on cherche vainement ce petit trait de génie, ce petit truc, cet infime détail qui pourrait faire pencher la balance. Et surtout décoller l’expression sonore. Une exception qui confirme la règle : « The Way Your Heart Ain’t Easy To Ride », une compo low tempo à vous flanquer des frissons partout.
Avant de pondre un tel second opus, Driving Dead Girl aurait peut-être dû se remettre en question. Attendre 7 longues années pour balancer un disque pareil, ce n’était pas vraiment une bonne idée.

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