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Kreator - 25/03/2026

Presents

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Il était une fois un personnage étrange qui répondait au nom d'Adrian Bouldt. Un troubadour très actif au cours des sixties et des seventies. Enfin davantage pour ses aventures adultérines que pour l'immortalisation d'une quelconque chanson. Décédé en 1979, sa seule et unique réussite ( ?!?!) procédait de sa progéniture illégitime. Parmi laquelle figure Jojo, David, Delphine, Mitch, Fran et Roux. Des enfants qui ne connurent jamais leur père et qui décidèrent, une fois réunis, de reprendre pour nom d'artiste, le nom de famille de leur géniteur. En voilà une belle comptine des temps modernes. C'est en tout cas ce que nous raconte la biographie consacrée au groupe. Personnellement, je pense qu'elle est aussi crédible que l'histoire des frères Ramones…

Maintenant, revenons un peu à la réalité. Adrian Bouldt est un sextuor, probablement issu de la région de Liège, qui vient de commettre son premier album. Double de surcroît ! La deuxième plaque recèle une vidéo de " Sweet babe ", ainsi que six fragments dont trois remixes. S'il fallait uniquement se baser sur ce second morceau de plastique, la notion de trip hop serait omniprésente. Celle de Beth Gibbons, de Hooverphonic et de Dream City Film Club (NDR : pour ceux qui l'ignoreraient, il s'agit de l'ancien groupe de Michael J Sheehy ), en particulier. De toute beauté, le remix de " Sunday morning " y est même supérieur à la version originale. Et celui de " Sweet babe " nettement plus torride et sensuel que sous son format conventionnel. Faut dire que le morceau originel trahit certaines affinités avec Mazzy Star. Même la voix de Delphine s'y montre aussi fantomatique. La voix de Delphine ! Un élément important dans l'expression sonore d'Adrian Bouldt. Tantôt claire, tantôt vibrante, souvent overdubbée, elle laisse régulièrement transparaître des inflexions proches de Tanya Donnelly. Throwing Muses, c'est d'ailleurs un groupe auquel on pense, après avoir écouté les premiers morceaux de " Presents ". A l'instar de " The wet grass ", de " Sunday morning " et surtout du complexe " Bethléem ". Mais avec des guitares moins envahissantes. Un début d'album susceptible, suivant les sensibilités, de rappeler tantôt Pollen, les Sugarcubes ou encore les Cranes. Enigmatique, incantatoire, " Playboy " évoluant plutôt sur un mode 'Pjharveyesque'. L'elpee recèle quelques moments moins intenses (NDR : plus faibles, pour les mauvaises langues). Et je pense plus particulièrement aux fragments instrumentaux. Faut dire que lorsqu'un groupe possède une vocaliste de la trempe de Delphine… Mais aussi des chansons plus romantiques, alimentées tantôt par un piano sonore (parfois électrique), des claviers fluides, un violon volatil, une guitare reverb, une basse cold, des drums souples ou des cuivres ténébreux (Morphine ?) Une excellente surprise !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Adrian Bouldt
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Soundstation / Distrisound
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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