Mick Collins, on le sait, est un vieux de la veille question garage punk : les Gories, les Blacktop, et maintenant, depuis quelques années, les Dirtbombs… Qu'on ne vienne donc pas lui dire qu'il prend le rock'n'roll revival en marche : des coups pourraient se perdre. Quand Jack White usait encore ses pantalons (rouges) sur les bancs de l'école, Mick Collins gueulait déjà dans un micro. Pas étonnant qu'aujourd'hui, toute la scène de Detroit le traite avec respect, tel un Don Corleone aux lunettes noires et au sourire de bête. D'autant que tout au long de ce nouvel album, moulé dans le groove le plus crade et hypnotique, Mick Collins se paie le luxe d'écraser (presque) toute concurrence. Ca démarre en trombe par " Start The Party ", où l'on retrouve avec plaisir ce qui fait des Dirtbombs un grand groupe : rythmique endiablée, terrorisme sonore, glamour et décadence. Des chansons d'amour, surtout, hululées avec panache par un écorché vif saoulé à l'essence plombée de General Motors. Le genre de Mr 100.000 volts tripé au rock incantatoire des Stooges et à la soul humide de James Brown et de la Motown. Voilà pour le tableau… Que personne ne se plaigne après d'en prendre plein la gueule ! L'adrénaline n'a jamais rien eu d'inoffensif… Niveau gros son qui pète, " Dangerous Magical Noise " est donc une pure merveille, le disque idéal pour à la fois se taper la tête contre les murs et se taper une gonzesse, de préférence une fan de rock braillard qui tache. A celle-ci, on dédiera " Don't Break My Heart ", " Sun Is Shining " et " Earthquake Heart ". En cas de râteau, il restera toujours " I'm Through With White Girls ", chanté par Jim Diamond, bassiste en chef (il y en a deux) et producteur vedette d'à peu près tout ce qui chante et fait du rock à Detroit (cfr la compile " Sympathetic Sounds of Detroit "). C'est ça qui est bien chez les Dirtbombs : dans tous les cas, ils tombent à point. Au prochain album, on exigera d'être remboursé par la mutuelle.
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