Décidemment, Omar Rodriguez Lopez n’arrête pas de bosser. Et pour cause, le prolifique chevelu a gravé quatre albums (dont ce « Tychozorente »), sans compter ses diverses collaborations et ses projets visuels (entre autres la réalisation de son premier film). L’ancien gaucher d’At the Drive-In est tout simplement incapable de se reposer. Sa création, il veut la publier. Tout ce qui lui passe par la tête. Sous n’importe quel format. Et parfois sans réelle promo (NDR : certains de ses projets sont téléchargeables pour un prix dérisoire). Malheureusement, il faut bien avouer qu’il y a bien longtemps qu’il n’est plus parvenu à produire quelque chose d’abordable, dépassant ses performances psyché à rallonge, parfois à la limite de l’audible (NDR : une exception qui confirme la règle : « El Nuevo Grupo de Omar Rodriguez Lopez »). Une constante, cependant –et « Tychozorente » en est une nouvelle illustration– le très mauvais goût de l’artwork de ses pochettes. Pour la circonstance, il semble tout de même avoir atteint le sommet. Juste par curiosité, jetez-y un œil.
Sur ce nouvel opus, pas question de guitare. Le génial gratteur la troque contre des claviers, boîtes à rythmes et consorts. Ce projet est né d’une première collaboration opérée en compagnie d’Elvin Estella (aka Dj Nobody) au Japon. Dans la foulée, outre Dj Nobody, Omar a convié sa famille –dont son frère Marcel ainsi que sa femme, actrice et chanteuse, Ximena Sarinara Rivera– à venir se défouler. Tout au long de ce long playing, les quatre musiciens développent une électro ambient minimaliste au cours de laquelle les sonorités insolites se succèdent. Et Rivera pose sa voix sur la majorité des morceaux.
Omar Rodriguez a donc voulu prendre une nouvelle direction en explorant le monde de l’électro. Paradoxalement, pour la première fois, on peut se farcir l’écoute d’un de ses albums, d’une seule traite. Mais l’ennui guette toujours.

Nederlands
Français 
