A peine un an après " Le Moujik et sa femme ", Jean-Louis Murat récidive avec un double album (23 chansons), enregistré en compagnie de ses deux comparses Fred Jimenez (ex-bassiste d'AS Dragon) et Stéphane Reynaud (suite au départ de Jean-Marc Butty chez Venus). En quatre jours ! C'est sous cette formule simple mais cohérente que Murat fait le plus d'étincelles. L'Auvergnat voudrait enregistrer deux disques par an, comme au temps des Beatles, tant ses tiroirs débordent de chansons et sa tête d'idées en tous genres. Pourtant, Murat parle toujours de la même chose : en gros d'amour, zébré d'éclairs (le morceau titre), et parfois illuminé d'une lumière inconnue. Si la plupart des titres (surtout ceux du deuxième disque) restent dépouillés et frappés d'une langueur redoutable, d'autres sont traversés de riffs rougeoyants ; et on pense à Neil Young, à Muddy Waters, à tous ces bluesmen qui enregistraient des disques intemporels en se limitant à une guitare et un vieux quatre-pistes. C'est un peu le rêve de Murat : ne plus devoir se coltiner les maisons de disques pour publier sa musique. Il n'empêche que le Français s'essaie aussi au tube FM (" Le cri du papillon " et ses charmants chœurs féminins) et convie David Boulter et Dickon Hinchcliffe des Tindersticks pour enrober sa musique ténébreuse de cordes batifolantes et d'orgues magiques. Mais Murat reste quand même Murat, c'est-à-dire qu'il ne laissera jamais personne lui dicter sa conduite. IL en résulte une œuvre à la noirceur inquiétante, malgré les fioritures et l'apparente délicatesse des mélodies. Bref, un grand album de Murat, double de surcroît, qui décidément se pose en France comme un des songwriters les plus talentueux et les plus atypiques de ces vingt dernières années.
Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…
Les rituels étranges de This Is The Kit
This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En…

Tommigun fait de vieux os…
Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…
Twin Temple, amants maudits ?
Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur…
Nederlands
Français 
