Ecran large pour rêves en cinémascope sur ce triptyque amorcé en douceur, « 16:9 » développe en long, mais surtout en large, un horizon de quiétude figée et de douceur extatique.
C’est une musique de film née de l’imagination d'un compositeur méticuleux (voire perfectionniste), où chaque sonorité recouvre l'atmosphère d'une fine pellicule aux reflets cristallins.
Minimaliste et subtile, cette bande son s'étire au long de douze plages où défilent les portraits de Philip Glass et Ennio Morricone (« Gold and Red ») ou encore de Biosphere et Arvo Pärt, mais qui garde au demeurant son identité propre et unique.
Paisible dans sa première partie, aventureuse par la suite (virage amorcé par le bien nommé « A time of change »), et classique sur le final (dans son instrumentation aussi bien que dans sa conception), cet LP s’écoute les yeux (NDLR : les oreilles ?) grand(e)s ouvert(e)s.
Résultat de seize mois de travail en studio, le résultat bien que ne manquant pas de qualités, semble néanmoins empreint d'une certaine froideur, certainement pas étrangère au laps de temps consacré à sa création.
Beau dans son ensemble, il manque peut-être à ce format « 16 :9 » un rien de profondeur qui rendrait son univers plus attachant.

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