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Bien qu'installé à New-York, depuis maintenant 9 ans, Steve Wynn a décidé de retourner à Tucson, pour enregistrer son nouvel album. Au studio 'Wavelab'. Un studio situé au beau milieu du désert de l'Arizona, pour être plus précis. Un périple qu'il avait déjà effectué pour commettre son précédent opus, " Here come the miracle ". Et toujours sous la houlette de Craig Schmacher, devenu par la force des choses, un habitué des lieux ; puisque c'est également lui qui se charge, le plus souvent, de la mise en forme des elpees de Calexico et de Giant Sand. Steve a de nouveau reçu le concours de son pote et ex claviériste de Green On Red, Chris Cacavas ; et puis de son nouveau groupe The Miracle 3. Une formation au sein de laquelle on retrouve le bassiste Dave DeCastro et de la drummeuse Linda Pitmon, c'est à dire l'incontournable section rythmique qui l'accompagne lors de ses tournées ; mais aussi d'un second guitariste, Jason Victor, qui complète depuis quelque temps le line up du combo. Sans oublier un quatuor à cordes qui apporte une nouvelle dimension à ses compositions les plus mélancoliques. A l'instar de la très belle symphonie douce-amère " Maybe tomorrow ". Parce que si Steve n'a pas perdu son goût pour l'électricité la plus vivifiante, la plus décapante, il nous rappelle qu'il est aussi capable d'écrire des chansons plus pop, plus contagieuses. Et on en a ainsi la plus belle démonstration, tout au long du country/folk tempéré " What comes after ", du morceau caché dylanesque, de la ballade hymnique " Charcoal sunset " et même de l'élégant " The ambassador of soul ", imprimé sur un tempo new wave ( ?!?!?). En outre, l'électricité n'est pas toujours dispensée suivant un même processus. " Keep it clean " rôde ainsi au cœur d'un climat énigmatique, presque vaudou. " One less shining star " baigne au sein d'une forme de psychédélisme que ne renierait pas les Dandy Warhols. "Hollywood" libère un groove funk irrésistible. "A fond farewell" nous rappelle que le Velvet Underground constitue une des influences majeures de Wynn. Et puis le furieux et hallucinant " Candy machine " ainsi que l'implacable et le déchirant " Amphetamine ", qui déboule sur un rythme ferroviaire, évoluent dans le plus pur registre du Paisley Underground. La palpitation propulsive des drums, la fluidité de la basse, les lacérations du clavier, et les guitares de Steve et de Jason qui se querellent comme des faucons en plein ciel, y font merveille. Un régal ! Côté lyrics, si Steve partage les mêmes paysages mentaux que les fictions de Denis Johnson et de Thom Jones, la plupart des lyrics de cet opus projettent des images relatives à la mort, au regret, aux lendemains incertains, au soleil qui dépérit. Tout un programme !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Steve Wynn
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Blue Rose / Sonic RendezVous
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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