Groupe scottish légendaire, Nazareth fêtera très bientôt ses quarante ans de carrière. Et mine de rien, 60 millions d’albums se sont écoulés à travers le monde, depuis la naissance du combo. On se souvient du très métal « No Mean City » et du classique absolu que constitue « Hair of the Dog ». Pour donner suite à l’élégant « The Newz », ces pionniers du hard rock ont bossé dans un studio de Prague, afin de mettre en boîte 11 nouveaux titres ; de quoi se fendre d’un « Big Dogz » entre rock teigneux et blues déglingué. Dan McCafferty et sa voix passée au papier de verre, demeure la marque de fabrique du groupe qui recense encore deux de ses membres originaux, Dan et le bassiste Pete Agnew, aujourd’hui soutenus par le guitariste Jimmy Murrison, de vingt ans leur cadet, et du cogneur Lee Agnew, fils de Pete. Le Nazareth cru 2010, c’est donc bien une histoire de famille.
Les riffs secs de « Big Dog’s Gonna Howl », plage d’ouverture, communiquent des reflets presque malsains. Parfois construits sur des structures acoustiques, les titres qui suivent confèrent à l’album une bonne dose d’originalité. Et lorsque le combo s’aventure dans un univers sonore mélodique au-dessus de la moyenne, il se signale alors par un très émouvant « Radio » ou encore un « Butterfly » classieux. Bien sûr, les Ecossais ont forgé l’essentiel de leur carrière dans les seventies ; mais cette nouvelle livraison suinte la sincérité et le bonheur de jouer du rock n’ roll tout simplement.

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