« Dorwytch » est avant tout le fruit d’un savant mélange de musique d’antan et d’outils modernes. La recette pour le déguster à la meilleure sauce est simple : allongez-vous, la pochette du CD ouverte sur le ventre (le dessin représente un ciel bleu troué de deux nuages blancs) et laissez-vous porter par les mélodies. Un incroyable voyage vous attend. Vous y traverserez toute une série d’époques et de lieux. De ceux qui ne vous avez peut-être même jamais effleuré l’esprit. La voix d’Alexander Tucker vous sert de guide. Elle flotte tranquillement à la surface des notes que laissent s’évaporer nonchalamment les instruments. Son timbre vous emmène sur des parcours que vous n’aviez encore jamais explorés. Des surprises vous guettent le long des premières plages de sentier. Mais lorsqu’on voit la fin de la route, ces ébahissements s’estompent. Et là, le périple devient quelque peu monotone. Il manque de salivation à l’idée d’explorer encore. Les notes, tout à l’heure à l’état de vapeur, se transforment en une pluie qui vient assombrir la fin d’une radieuse expédition. Mais on broie rapidement ce nuage noir. On le réduit à une contrariété insignifiante au milieu d’une escapade éclatante. Et là, on se souvient finalement que « Dorwytch » est un voyage qu’il faut tenter.

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