Lors de la sortie de leur Ep, en 2006, j’avais été impressionné par le potentiel de cette formation lilloise, dont le style hybride, quoique largement dominé par l’électronique, lorgnait tant vers Bowie, Tuxedo Moon, Ultravox, Ozark Henry que Radiohead circa « Kid A ».
Pour enregistrer leur premier album, Cercueil (NDR : décidément, je ne m’y ferai jamais à leur patronyme) s’est rendu à Bristol, au sein des studios Toy Box, une œuvre qu’il a concoctée sous la houlette d’Alister Chant (PJ Harvey, John Parish). Première constatation, malgré le renfort d’un nouveau drummer, Olivier Durteste, l’aspect électro est renforcé. On y retrouve toujours le falsetto très particulier, lancinant, sinusoïdal de Pénélope Michel, mais l’alchimie sonore baigne au sein d’un climat ténébreux, énigmatique, angoissant, où ambient, trip hop, indus (Trent Reznor ?), electronica et cold wave opèrent une synthèse occulte.
Découpé en 10 plages, cet elpee ne souffre d’aucune faiblesse ; et s’il se révèle finalement très homogène, j’épinglerai quand même trois titres : l’élégiaque « Subtitle », le gothique « Shade unit » (Dead Can Dance ?) et « A ray apart » qui autorise la présence d’une guitare torturée (Suicide ?) Quand votre serviteur succombe à un album de musique électronique, c’est qu’il tient la route…
Un dernier mot encore sur le superbe artwork de la pochette ; il a été réalisé par les membres du groupe.

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