The Toxic Avenger est le titre d’un film d’horreur parodique réalisé aux Etats-Unis. Mais ‘Le Vengeur Toxique’ est aussi le choix opéré par Simon Delacroix, le musicien, DJ, compositeur de musique électronique, pour se forger un nom. « Angst », traduction de colère ou peur en allemand, constitue son premier opus. Et il est une parfaite mise en contexte de ces sensations. Rarement de telles perceptions ont été aussi bien mariées à ce style de mélodies. Ce qui devrait amener le Français au rang de référence de la musique électro. D’autant qu’il use habilement de ses différents talents. Cet album a été composé en France, aux Etats-Unis et au Maroc et les sessions d’enregistrement ont bénéficié de plusieurs collaborations. Bonjour Afrique, la Norvégienne Annie, les Californiens de Lexicon, Simone elle est bonne, Robert Bruce sont les noms les plus significatifs de ces diverses unions.
A savoir que « Angst » est décliné en quatre morceaux différents, tous avec un certain quota de qualité. Et cette ramification mène à « Angst : four », l’une des dernières pistes. Elle allie magie et génie. Elle est le plus beau reflet du travail accompli tout au long de ces quinze plages. Baignant dans une atmosphère qui laisse quelque peu songer à Daft Punk, elle vous engloutit dans cette angoisse, scène principale sur laquelle jouent les notes. De plus, elle vient nous surprendre au moment où la lassitude commence à nous envahir. Vient alors une envie irrépressible d’encore. On savoure l’« Outro » avant un bonus complètement à côté de la plaque. Une chanson débarque « N’importe comment » (ce n’est pas moi qui le dit mais bien le titre de la chanson) dans un monde sis à des années lumière du sien. Mais qu’à cela ne tienne, The Toxic Avenger a blindé son ‘nouveau-né’ de tous les charmes que le Français a en stock. Pour preuve, les remixes parcourent déjà les ondes sonores.

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