BeardyMan nous à pondu un album ! Et quel putain d’album ! Le Londonien âgé de 29 balais s’est distingué en 2006 et 2007, années durant lesquelles il a remporté le tournoi british de Beatboxing. Depuis, il est devenu l’une des incontournables figures de proue de la discipline. « I Done a Album », son premier LP, affiche évidemment toutes les palettes de sa ‘boîte à rythmes’ mais révèle également un sacré talent de producteur. Darren Foreman, alias BeardyMan, peut faire avaler des couleuvres grosses comme des maisons (« Twist Your Ankal » caractérisé par ses chaleureux rythmes africains, suivi de près par « Vampire Skank », coupable d’un savant mariage entre Dubstep et rythmes balkaniques !), en demeurant incroyablement crédible.
Malgré sa tendance à vouloir déballer tout son savoir-faire en l’espace de vingt morceaux, BeardyMan propose une première œuvre terriblement efficace. Même le feu King Of Pop aurait pleuré de jalousie –ou de fierté, étant donné la source d’influence– en jetant une oreille à la mélodie de « When You See The Light ». Beatboxing, Hip Hop, Electro, Dubstep, Dub tout court, Acid Jazz, Drum’n’Bass… le Briton touche à tout et n’oublie rien. Les tubes se suivent sans se ressembler pour le moins du monde. « I Done a Album » s’écoute du réveil à l’after. ‘On repeat’ comme dirait le grand Murphy. 20 morceaux et (quasi) rien à jeter. « If Only » nous offre même un succulent intermède fantasmagorique, au cours duquel d’hypothétiques loups affamés mettent un terme aux élucubrations d’un certain Bieber.
« Oh ! », interprété en compagnie de Foreign Beggars, les trippants « Brighton Beach 04:20 » et « Sativa Steps », les sautillants « Where Does Your Mind Go? » et « U R Mine » ou encore « Vampire Skank » ainsi que « Twist Your Ankal » sont autant de petites pépites à introduire sans plus attendre dans le lecteur mp3. Si la musique adoucit bien les mœurs, que les politicards britons offrent immédiatement un exemplaire de « I Done A Album » à tous les gamins du pays. Ce qui devrait les occuper intelligemment…
A voir, sans excuses, le vendredi 19 août au Pukkelpop.

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