Honnêtement, je n’avais plus entendu parler d’Icarus Line depuis 1998. C’est-à-dire lors de la sortie de leur premier Ep, « Red & Black Attack ». Un disque bourré d’énergie, il faut le rappeler. « Wildlife » constitue pourtant déjà leur quatrième opus. Et fatalement, au fil du temps, leur style musical a quelque peu évolué. Il est demeuré toujours aussi diablement rock, mais il a mûri…
Quelle bonne surprise de retrouver, donc, ces Américains. Enfin, Joe Cardamone. C’est le leader, mais également le chanteur, le parolier, le producteur et l’ingénieur, quand il ne se réserve pas l’intégralité de l’instrumentation (« Bad Bloods »). Le long playing devait, au départ, s’intituler « Joe Cardamone Versus The Icarus Line ». De quoi renforcer l’image du leadership de cet artiste. Et puis, il ne doit pas être très commode le Joe, puisque depuis la naissance du combo, il a consommé la bagatelle de 6 drummers… Un type perfectionniste, intransigeant, mais responsable d’excellentes chansons. Et il le démontre à nouveau sur « Wildife », un disque qui sent bon la sueur du rock et du blues. La voix grave et envoûtante transcende les plages qui libèrent un groove irrésistible, digne des Stones (« Sin Man Sick Blues », « It’s Alright »), lorsqu’elles ne puisent pas leur énergie dans la sauvagerie des Stooges (« We Sick », « No Lord »). Absolument irrésistible, le titre maître clôture idéalement l’elpee, une petite bombe chargée rock pur et dur. « Widlife », un titre adéquat pour une œuvre qui réveille assurément l’animal rockeur qui est en vous…
En concert le 8 octobre au Trix, à Anvers.

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