Voir ou entendre un artiste ou un groupe pour la première fois est souvent déterminant, lorsqu’on doit ensuite poser une analyse. En ce qui concerne Shaka Ponk, quintet français exilé à Berlin, c’était lors de leur passage sur le plateau de l’émission Taratata. Ma réaction n’était peut-être pas très pro, mais mon esprit a été profondément marqué. Pas dans le bon sens, je dois l’avouer. Le kit du parfait combo néo-métal du début du millénaire arboré par des trentenaires ; désolé ça ne pardonne pas ! Autant dire que lorsque j’ai reçu le troisième album du groupe, « The Geeks and the Jerkin’ Socks », son sort (NDR : celui de l’album, évidemment !) était déjà à moitié scellé. Notre histoire avait commencé sur de mauvaises bases. Quoi qu’il en soit, par acquis de conscience et par déontologie, j’ai donc écouté le disque…
A leur décharge, il faut avouer que Shaka Ponk est un groupe essentiellement visuel. Et l’énergie live est difficile à reproduire sur cd. Dès « Let’s Bang », le ton est donné. Tempo rapide, mélodies prévisibles ; bref du punk électronique rappelant la scène californienne d’une décennie plus tôt. La voix de la nouvelle recrue anglo-égyptienne vient cependant adoucir celle aigue et insupportable du chanteur des débuts. Très vite, ce punk festif se répète et finit par lasser. On épinglera quand même la présence du rappeur Beat Assaillant sur « Old School Rocka » ainsi que celle de Bertant Cantat, aux vocaux sur « Palabra Mi Anor ». Ce qui devrait faire un peu de pub à leur long playing.
« The Geeks and the Jerkin’ Socks » va rapidement filer au fond de mon armoire, à l’abri des regards, et prendre peu à peu la poussière.

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