Il y a quatre ans, les deux comparses Layo Paskin et Matthew " Bushwacka ! " Benjamin avaient failli damer le pion aux Chemicals Brothers dès la sortie de leur premier album " Low Life ", un concentré de beats sauvages et festifs taillés pour le dance-floor. Ce " Night Works " était donc attendu au tournant par de nombreux clubbers d'Angleterre, d'autant que les galettes house balancées par nos deux amis de The End sentent bon le sable chaud et le soleil couchant, images cartes postales de leurs dernières vacances passées à Ibiza, entre l'after du matin et la pilule du soir. Car c'est bien l'hédonisme pur jus qui fait turbiner Layo et Bushwacka ! Derrière leurs platines, cette maladie virale qui brûle la vie et l'énergie des jeunes gobbers par les deux bouts, les laissant affamés sur la piste aux étoiles, la mâchoire crispée et les yeux explosés. " Acid ! ", crient-ils à l'aube, se déhanchant une dernière fois sur ce " Love Story " aux nappes balearic dantesques, hymne à la défonce et à la joie mystique… " Trop transe, quoi ". Mais que reste-il aux touristes de la plage de Blankenberge, aux étudiants en seconde sess' qui doivent rester chez eux, bloqués entre deux syllabus ? Quelques morceaux sympathiques pour faire semblant d'un peu s'amuser, d'y être aussi, sur cette plage, en Espagne, entouré de belles nanas. Layo et Bushwacka ! ont pensé à tout pour amener le soleil à la maison: un peu de tech-house par-ci (" All Night Long ", pour les vrais bûcheurs à la bourre), un peu de downtempo jazzy par-là pour tapisser le fond sonore du repas familial (" Sleepy Language "), et le tour est joué ! Plus besoin de partir en vacances, il suffit de sortir le bermuda et les tongues du placard, et d'insérer " Night Works " dans le lecteur. C'est-y pas beau, la vie ?

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