Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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The last DJ

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J'ai beaucoup apprécié le thème de cet album. Enfin le concept développé sur les quatre premières chansons. Et en particulier le titre maître. Parce que Tom y narre l'histoire d'un vieux DJ qui est sur le point de perdre son job, parce qu'il refuse de se conformer aux directives imposées par des patrons, dont les objectifs commerciaux ne laissent plus aucune place à l'intégrité intellectuelle. " Joe " concluant cette diatribe, vilipende un " boss " de maison de disques plus soucieux de faire rentrer des royalties que de s'occuper de la créativité de ses artistes. Des attaques à peine voilées contre le néo-libéralisme (NDR : attaques que je partage amplement et sous toutes ses formes) qui est aujourd'hui occupé de détruire l'essence même de la scène musicale. Donc de la culture. Et si on n'y prend pas garde, demain il n'y aura plus que des moutons à tondre (pensez à 'star academy'), des chiens dressés pour les conduire, et des chasseurs de têtes engagés pour abattre tout ce qui oserait s'écarter du 'droit' ( ?!?!?!) chemin… Ah oui, et une poignée de tondeurs. A méditer ! Ouais, le seul problème c'est que nonobstant ses bonnes intentions, Petty crache quand même dans la soupe, puisque c'est quand même le système qui le paie grassement. Maintenant, venons-en à l'album. Le 14ème en vingt-six ans de carrière. Tom y confirme toute son admiration pour les trois 'B' : les Beatles, les Byrds et Bob Dylan. Avec des nuances, bien sûr ! A l'instar du semi kravitzien, semi floydien " When a kid goes bad ", de "Lost children", qui aurait pu naître d'une rencontre hypothétique entre Peter Green, époque Fleetwood Mac, et Atomic Rooster. Du jazzyfiant " The man who loves women ", composition esquissée en forme de clin d'œil à Ray Davies des Kinks. Et puis surtout du formidable final " Can't stop the sun ". S'ébrouant sur un ton beatlenesque, réminiscent d'" I me mine " des Fab Four, il glisse progressivement dans l'intensité sauvage du Paisley Underground. Avec giclées de guitares vivifiantes et claviers rognés (NDR : merci Benmont Tench. ). Pensez à Dream Syndicate et à Green On Red. Dommage que tout l'opus ne soit pas de cette veine. M'enfin les aficionados de Tom Petty vont adorer. C'est une certitude !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Tom Petty
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Warner Music
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
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