De toute évidence, Ryan Adams n’est jamais parvenu, à ce jour, à égaler la beauté de son diptyque « Love Is Hell », la fraîcheur de « Heartbreaker » ou la grandeur de « 29 ». Si l’on omet « Demolition » et que l’on considère les deux volumes de « Love Is Hell » comme un seul et même ouvrage, « Ashes & Fire », représente le septième Lp solo du camarade Adams. Un nouvel élément discographique qui témoigne d’une volonté de retourner aux sources. On retrouve donc au sein de « Ashes & Fire » quelques-uns des ingrédients qui ont fait le succès des disques précités. Seulement, la fougue de la jeunesse qui alimentaient « Heartbreaker » ne sont plus ici qu’un lointain souvenir et les émotions libérées par « Love Is Hell » et « 29 » complètement délaissées.
« Ashes & Fire » n’est pas un mauvais disque en soi mais intéressera principalement les inconditionnels du chanteur. Adams met un petit bémol sur l’Americana pour créer des mélopées plus folky, mais elles ne provoquent d’étincelles qu’à quelques rares occasions (« Invisible Riverside », « Rocks », « Chains Of Love », « Lucky Now »). Le souci principal de Ryan Adams en ce moment, c’est que, depuis la sortie de « Cold Roses » en 2005, il devient difficile de distinguer ses œuvres en solitaire de celles pour lesquels il s’entoure de ses Cardinals. Ryan Adams s’est donc contenté de faire du Ryan Adams… Pas dégueulasse, mais pas inoubliable non plus.

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