C'est à Nashville que Josh Rouse est né, a grandi et a commencé à jouer de la guitare. Rien d'étonnant dès lors à ce que sa musique lorgne dangereusement du côté de Hank Williams et de Bessie Smith, mais sans les oripeaux cow-boy généralement de rigueur. Ici, on navigue entre country ricaine et pop anglaise, les chansons de Josh Rouse n'ayant pas peur de changer leur stetson contre l'intégrale de Radiohead. " Under Cold Blue Stars " ne ressemble donc pas à un recueil de vieilles rengaines sudistes de l'Amérique profonde : ses mélodies sont avant tout ciselées pour plaire aux fans de Sparklehorse et des Cowboys Junkies, voire de David Gray. En osant l'alliance du trio classique guitare-basse-batterie et de quelques loops discrets mais bien charpentés, Josh Rouse réussit l'album de " néo-country " idéal, à classer entre la discographie de Lambchop (avec qui il a d'ailleurs collaboré, sur l'EP " Chester ") et celle des Jayhawks. Et si des titres comme Nothing Gives Me Pleasure (un hit en devenir), Feeling No Pain ou Miracle séduisent par leur simplicité et leur efficacité, ils ne tombent jamais dans la recette facile (demandez par exemple aux Counting Crows). Josh Rouse, nouveau nabab d'une musique américaine décomplexée de ses hymnes skate-rock ? " Under Cold Blue Stars ", bientôt sur toutes les ondes ? On peut toujours rêver.

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