Souffrant, le claviériste Neil Codling a donc été remplacé par un deuxième guitariste, qui répond au nom d'Alex Lee. Facile donc d'imaginer que Suede en soit revenu à une formule plus électrique. Pas du tout. Hormis le très enlevé " Street life " (Roxy Music ?), une superbe chanson sordide, up tempo, tempétueuse, presque britpop, traversée par un harmonica cinématique, intitulée " Obsession ", et " Beautiful lover ", dont les arpèges méticuleusement tissés font immédiatement penser au style que pratiquait Bernard Butler, l'électricité est toujours aussi discrète. Ce qui n'empêche pas ce disque de receler quelques chouettes compositions. Et je pense tout particulièrement au hit single " Positivity ". Pur jus Suede, il est enrobé de somptueux arrangements de cordes. Tout comme le tendrement folk " Lonely girls ". Si l'hymnique " One hit to the body " ou encore le ‘lennonesque’ " Astro girls " ne manquent pas d'allure, le reste s'enlise un peu trop facilement dans la balade sirupeuse. Dépouillée aussi. Un dépouillement qui ne sied guère à des chansons aussi nonchalantes (NDR : qui a dit soporifiques ?). Je me demande même ce que Stephen Street est venu faire à la production. Il avait pourtant pris le relais de Tony Hoffer, dont la bande à Brett Anderson, n'était pas satisfait. Mais en participant à la mise en forme d'un opus trop inégal, il n'a certainement pas enrichi sa carte de visite…

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