L’« Acrobats » de Peggy Sue démarre ses prouesses de manière assez impressionnante, non sans rappeler quelque peu un certain groupe répondant au nom de The Dø. Les mêmes mélodies envoûtantes, la même voix mystérieuse et sensuelle, des envolées menant à la toute puissance musicale tout à fait semblables… Bien que chacun joue sur un registre différent! De quoi se lécher les babines lors de ce début prometteur qu’est « Cut My Teeth ». Les morceaux suivants, bien qu’un peu moins juteux, continuent à nous faire déguster un agréable mélange de douceur, de folie, de légèreté. Quatre autres titres s’écoulent ainsi tranquillement, jusqu’à ce que débarque une énorme rupture inattendue, impromptue, insensée… Elle vient briser un univers qui s’installait petit à petit et dans lequel on commençait à se plaire. Ce méfait a un nom: « All We’ll Keep ». A partir de cet instant, c’est une vitre qui vole en éclats… Les morceaux partent dans tous les sens et il ne reste plus qu’à ramasser les débris. A vous de choisir si vous essayez de les recoller ou si vous vous en débarrassez pour éviter de vous faire mal. Perso, mieux vaut jeter le tout et juste garder le souvenir du temps où ce miroir trônait fièrement sur votre mur. Ce trio anglais (composé de deux filles aux guitares, électriques pour l’occasion, et au chant ainsi qu’un mec à la batterie) originaire de Brighton doit se demander ce qu’il veut et comprendre qu’il y a des choses qu’on ne peut mélanger. Parce qu’ils infligent à leur « Acrobats » une chute vertigineuse dont ils risquent d’avoir du mal à se remettre.

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