Il y a deux ans, la formation chicagolaise avait publié un excellent album de post-rock, « Geneva ». On se demandait donc comment Russian Circles allait lui donner une suite, en poursuivant dans le même style. Pas de souci, « Empros » relève le défi, haut la main
Un opus néanmoins plus lourd, plus écrasant. Probablement l’elpee le plus puissant de sa discographie. Dès le morceau d’ouverture, « 309 », le ton est donné. Entrecoupée d’interludes atmosphériques, cette piste tramée dans des cordes de guitares grasses s’élève en crescendo. Et ébranlée par les coups de grosse-caisse, elle nous rentre dedans. Caractérisé par ses riffs davantage post rock, « Mladek » est plus proche de « Geneva ». Enfin, en début de parcours, car au fil du morceau, le son monte en puissance et la compo s’achève carrément dans le post-métal. Quant à « Schiphol », il aurait pu figurer au répertoire de la formation japonaise, Mono. La suite du tracklisting est privilégie les compos duales, déchirées entre riffs post-métal et plus mélodiques. Une exception qui confirme la règle, le morceau final, « Praise Be Man », plage au cours de laquelle une voix fait son apparition. Et sa présence est judicieuse.
« Empros », le quatrième long playing de Russian Circles nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. C’est d’ailleurs à ce prix, qu’on parvient à en détecter toutes les richesses. Le post-rock et le post-métal ont encore de beaux jours devant eux. Russian Circles et les autres signatures de l’écurie Sargent House sont là pour le rappeler.

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