Beulah serait-il aux States ce que Pulp et Divine Comedy sont à la Grande-Bretagne? Je ne pousserai pas le bouchon aussi loin, mais il faut reconnaître qu'il existe de grandes affinités entre ces trois formations. Surtout dans le domaine des orchestrations et des arrangements empruntés au music hall. Et puis à cause de leur goût commun pour la pop des sixties. Beulah avouant cependant une préférence pour les Beatles, les Beach Boys et les Kinks. Et pourtant, Beulah ne verse pas dans le revivalisme. Probablement à cause de cette approche toute particulière de la mélodie. Aussi légère, moelleuse et capricieuse que celle de Pavement. La voix de Miles Kurosky campant, nonobstant un timbre plus clair, des inflexions fort proches de Stephen Malkmus. Et puis de ces empreintes pas toujours très nettes, mais très présentes de country & western. Tout un ensemble de caractéristiques qui mises ensemble, débouchent sur douze fragments fort agréable à écouter, aussi ensoleillés que rafraîchissants, un peu à l'image de la pochette. Manque plus que le cocktail, le hamac et… (NDR : qui a dit les jolies filles ?)

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