Peut-on résumer Brassens à un double CD de 45 chansons ? Il y a celles du début (" La mauvaise réputation ", " Le gorille "), les délicieux poèmes (" Les passantes "), les gros mots (" Le pornographe "), une ritournelle pour enfants (" La chanson du hérisson ") et même ma préférée : " Supplique pour être enterré sur la plage de Sète ", avec son implacable rythmique (si, si !). Et je ne vais pas énumérer ici toutes celles qui auraient mérité de se retrouver sur la compilation ; nous serions vite proche de l'intégrale ! Mais quel est donc l'intérêt de cette compile ? Si vous ne disposez pas encore les chansons en CD et que vos grands enfants ignorent que des textes ont été écrits avant MC Solaar, cette anthologie constitue une belle entrée en matière. Car, après ces 45 chansons, on cherche les autres. Qu'est-ce que ça devait être à l'époque quand Brassens sortait un nouveau disque ; quand on découvrait soudain une douzaine de chansons dont on n'avait jamais entendu la moindre strophe ? Tout cela permet de se rendre compte qu'il sera sans doute impossible d'égaler un jour les textes de Brassens, d'évoluer encore dans ce registre, dénué de tout artifice et pourtant si difficilement imitable.

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