Bonjour. Je suis le docteur Dewilde. Une fois n’est pas coutume, nous allons décortiquer en détail le corps de notre patient. Celui-ci nous arrive tout droit de la marque de mode ‘Comptoir des Cotonniers‘. Le malade ici présent a accompagné bon nombre de défilés. Son petit nom de scène est « Comptoir monte le son ». Après cette courte introduction, nous passons directement à l’analyse, étape par étape.
La tête du patient présente un sérieux trouble d’une folie gaie. Les symptômes les plus frappants sont une surdose d’énergie et ce qu’il décrit lui-même comme des ‘papillons dans l’estomac’ (« Butterfly In My Stomach »). Vous remarquerez que le cou est en décalage total avec la tête. Symptôme qu’on doit entre autre à Charlie Winston et qui n’est pas très loin de la physionomie du célèbre Britannique d’ailleurs. Les épaules sont, quant à elles, atteintes du syndrome de Tellers. Cette déformation d’origine belge rend les os durs comme du rock. Les poumons sont envahis d’une Nouvelle Vague d’un virus mystérieux qu’il est difficile de classer dans quelque catégorie que ce soit. Heureusement, ce virus a une durée de vie très limitée car prolongé, il risquerait d’étouffer les personnes les plus fragiles. Venons-en au foie: il semble n’être absolument pas à sa place et pourtant il amène la petite bouffée d’air que les poumons sont en incapacité d’apporter. En ce qui concerne le cœur de Monsieur « Comptoir monte le son », il bat de manière insensée, il travaille beaucoup plus lentement que la plupart des organes. Il est étonnamment léger mais a du mal à se coordonner aux autres parties du corps. Il reste toutefois en état de marcher. Passons l’estomac sous silence ; il ne présente rien qui ne mérite de retenir notre attention. Ce qui devient fort intéressant est le bassin de l’individu. Cette partie du corps est dans un écart temporel: il ressemble à s’y méprendre à un bassin de 75 ans, malgré le jeune âge du malade. Les genoux de cette personne sont atteints de la maladie de Mesparrow. Cette malformation adoucit ces articulations si importantes pour qu’un corps comme celui-ci fonctionne bien. Les chevilles portent chacune un tatouage reproduisant les prénoms d’Annette & Mathi, mais en y regardant de loin, on pourrait penser qu’il est écrit Brigitte, tant la ressemblance dans la forme est frappante. Pour en terminer, ses pieds sont extrêmement doux et lorsqu’il marche, on entend un délicat bruit feutré. Les femmes devraient leur trouver une certaine sensualité.
Vous comprenez donc bien que malgré les ‘problèmes’ rencontrés par le malade, ses jours ne sont pas en danger et il pourrait même plutôt bien s’en tirer…

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