For Stars nous vient de Californie. De San Francisco très exactement. Une formation drivée par un certain Carlos Forster, responsable des parties vocales et des lyrics. Des lyrics visionnaires, introspectifs qui embrassent une perspective inhabituelle de la vie, de l'amour et de la mort. Des lyrics qui lui ont valu de flatteuses comparaisons avec la muse de Mark Eitzel et de Mark Kozelek. Des lyrics qu'il chante d'une voix gémissante, tendre, presque falsetto sur une musique cependant beaucoup plus éclectique que celle de feu American Music Club ou de Red House Painters. Bien sûr, il y a de l'électricité. Mise en exergue à travers l'une ou l'autre chanson chargée d'intensité blanche, incandescente, ténébreuse. A l'instar de " I got connected " ou de l'indolent " Beautifully… " Et puis deux fragments sculptés dans le folk intimiste, " Back in France " et " Only star ". Ou encore un fragment de lo fi particulièrement capricieuse, " Wires ". Faut dire que le drumming de Michael Young, aussi jazzyfiant que celui de Bob Nastanovich, y est pour quelque chose. Mais sur son troisième opus, For Stars a fait une utilisation généreuse de claviers : moog, piano, orgue, xylophone et synthés. Sans oublier les bruitages empruntés à la technologie moderne. Ce qui apporte un certain parfum, une certaine coloration progressive aux compositions. Mais progressive dans l'esprit de Grandaddy. Surtout sur les deux derniers titres du disque, " There was a river " et " If I could ". Hymniques, hypnotiques, ils me rappellent même parfois le Genesis de l'Archange Gabriel. Une excellente surprise !

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