Y a-t-il un timbre de voix spécifiquement franco-camerounais ? Ol. chante sur le même ton gentil que son compatriote Yannick Noah et voue manifestement le même culte aux héros du reggae jamaïquain. Là s'arrête cependant la comparaison. Si l'ex-tennisman cherche surtout à faire danser, Ol. ouvre son premier album par un étrange folk urbain, qui rappelle plus les trouvailles de Beck que la musique africaine. Celle-ci s'immisce progressivement dans ses compositions, par touches discrètes, créant un univers vraiment original. Ol. pioche dans tous les styles, dans tous les rythmes, dans toutes les influences. ‘Rien n'est à moi ni personne’ proclame-t-il d'ailleurs dès sa première chanson comme pour planter le décor et justifier les emprunts. L'album de Ol. recèle donc de petits bijoux tout en vraie douceur et fausse simplicité. On y trouve même un succès radiophonique potentiel avec l'accrocheur " Julia ". Pas étonnant que Françoise Hardy ait interprété en duo une chanson de cet inconnu (" Celui que tu veux ", qu'Ol. n'a pas intégré à son propre disque) pour son dernier album.

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