Le léger kitch de l’illustration en cover et le nom de cette artiste ne me disaient rien de bon. Pire, je pensais devoir me farcir une disciple texane de l’atroce Shania Twain. Pourtant, un indice aurait dû me mettre la puce à l’oreille : ce disque est paru chez l’honorable maison Glitterhouse. Et pour cause, Penelope Houston n’est pas née de la dernière pluie. Elle compte déjà 30 années de carrière, une période au cours de laquelle, l’Américaine a sévi, comme chanteuse, au sein de différents groupes punk issus de San Francisco. Et en particulier The Avengers (NDR : ils avaient assuré la première partie du dernier concert des Sex Pistols), The Screamers et Population:1. La Californienne a cependant mené, en parallèle, une carrière solo. Une aventure, dont le dernier épisode remonte à 2004, lors de la publication de « The pale green girl ». Depuis, elle a mis son projet en solitaire, en veilleuse, pour se concentrer à la remise sur pied de The Avengers…
Sur sa nouvelle production, Penelope Houston livre une collection –fortement estampillée US– oscillant entre rock FM (« All the Way », « Missouri Lounge »), ballades americana (« Market Street »), country-pop (« Meet Me in France ») et petites récréations légères mais bien ficelées (« Scrap », « USSA »). Mais qu’est-ce qui la différencie des autres chanteuses ? Une magnifique voix enfumée et un backing band efficace… Rien de renversant mais une virée yankee authentique et inspirée.

Nederlands
Français 
