Réponse insulaire à Slint et à Low, ce quatuor de Nottingham pratique une musique intimiste, mélancolique, ténébreuse, indolente; une musique minimaliste, traversée de courants légèrement jazzyfiants, réminiscents du Soft Machine de Hugh Hopper voire de Mark Hollis, où l'instrumentation parfois insolite, partagée entre guitare, vibraphone, basse, percussions, trompette et piano, murmure, vibre; pendant que la voix de Graham Langley, fragilisée par une incroyable tristesse, se lamente, gémit… Et s'il se sent seul et désespéré, à l'instar de " There is nothing new here ", il a le courage de résister. Nous aussi !