Originaire de Vienne, Klaus Waldeck s'annonce comme l'un des plus prometteurs représentants de la seconde vague downtempo autrichienne, la première étant, elle, menée par ses compatriotes Kruder & Dorfmeister. Musique et voix (tour à tour féminine puis masculine) se mêlent ici intimement, comme la fumée d'une cigarette dans l'air ambiant. Sur cet album raffiné, d'ores et déjà l'un des très bons de l'année, les atmosphères sont dominées par de langoureux beats hip hop glissant peu à peu dans un dub embrumé ("Children Of The Ghetto"), lequel se fond ensuite dans une house expérimentale tendance psychédélique, pour aboutir à une sorte de blues électronique des plus glauques et un clin d'œil à Tricky ("Superpopstar"). Le sommet de cette ‘musique à pétard’ comme l'a décrété ma copine, étant atteint avec "Wake Up", un autre de ces exercices downtempo aussi menaçant qu'une grenade sans goupille. Dans la foulée, Waldeck propose, sur un second album, dix remixes très spatiaux (par Thievery Corporation, Mushroom Dive, Rockers Hi-Fi...), ainsi qu'un inédit, soit la reprise de "You Only Live Twice", générique d'un "007".

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