Troisième album pour ce quatuor californien (NDR : issu de Los Angeles, très exactement) que la presse compare souvent à Smashing Pumpkins. Hormis sur le titre qui ouvre l’elpee (« Skin graph »), et le plus grungy « Mean spirit », les influences originelles paraissent de plus en plus floues. Même la voix de Brian Aubert me fait davantage penser à celle de Green Gartside (Scritti Politti). Et c’est tout à fait flagrant sur « Gun-shy sunshine ». Deux titres affichent une texture nettement plus électro. Tout d’abord « The pit ». Les synthés caractéristiques et cette basse caverneuse évoquent inévitablement New Order alors que « Here we are (chance) » nous replonge dans un climat davantage réminiscent de « Kid A » voire d’« Amnesiac » de Radiohead (NDR : ces drums épileptiques !) Et si « Make believe » s’offre une jolie envolée ‘guitaristique’ à la Muse, il faut avouer que les références de Silversun Pickups se sont nettement diversifiées, sans pour autant déboucher sur un concept vraiment original. On y décèle même des traces de shoegaze qui parsèment l’ensemble de l’opus. Quant aux lyrics, inspirés par les films d’épouvante, les Cramps y avaient pensé avant eux. Sans quoi, l’album reste agréable à écouter de bout en bout. Ce qui n’est déjà pas si mal.

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