Le tout premier album de My Bloody Valentine a donc également été remasterisé. Enregistré en novembre 1988, le vinyle original était enrichi d’un 45trs emballé dans une pochette blanche, et recelait deux titres instrumentaux.
A contrario de « Loveless », les sessions d’enregistrement d’« Isn’t anything » se sont déroulée en deux semaines, le groupe ne dormant qu’un maximum de deux heures par nuit. Musicalement, si les fondations du shoegaze sont bien posées, on y ressent encore nettement les influences de Jesus & Mary Chain et de Sonic Youth. Le son est plus filandreux, sale et la combinaison des voix de Bilinda Butcher et du leader Kevin Shields est perfectible. Mais l’ensemble tient bien la route. Certains aficionados le considèrent comme leur album-référence. Sans doute à cause des climats contrastés qui oscillent du plus ténébreux à l’allègre, en passant par le lent et le plus effervescent. Et sans doute aussi parce qu’il a été moins produit. Pas sûr que Shields soit du même avis…

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