Dix-sept ans après leur séparation, Chris Stein, Jimmy Destri, Clem Burke et Deborah Harry ont donc décidé de remonter le mythe punk/new wave new-yorkais, Blondie. Et vous vous demandez certainement si c’était une bonne idée. D’autant plus qu’en général, la plupart des reformations de ce type puent le fric et débouchent sur un fiasco total… N’ayez crainte, Blondie nous est revenue en pleine forme, comme à la fin des seventies. Oh, oui, bien sûr, Deborah a pris quelques rides, mais elle n’a rien perdu de son timbre vocal sirupeux, vulnérable, malicieux, qui la rendait si sensuelle. Et puis, c’est vrai que l’album concède quelques petites faiblesses ; mais dans l’ensemble, elles sont vraiment insignifiantes. Surtout par rapport aux petites perles que recèle ce " No exit ". Et on pense, ici, notamment au single contagieux " Maria ", saupoudré de ces très caractéristiques sonorités allègres, bringuebalantes ; au futur single " Divine ", à la fois pop et reggae, ou encore à la pureté mélodique de " Nothing is real but the girl ". Sans oublier le disco tribal " Forgive and forget ", la cover des " Shangri La ", " Out in the streets ", le très ‘tex mex’ " The dream’s lost on me ", " Dig up the conjo ", sorte de Donna Summer ( I feel love ?), revu et corrigé par les Eurythmics, lorsqu’ils étaient encore dans leurs starting blocks; et puis bien sûr, le titre maître, version insolite de la célèbre fugue de Bach, hybride de rock et de rap, qui bénéficie de la participation de Coolio. Une bonne surprise, il faut le reconnaître !

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