En 1998, Beck parvenait à faire imploser son folk moderne à travers un superbe album, « Mutations ». Aujourd’hui, le mandarin du post pop des 90’s prend un virage à 180°. Plus funk, plus soul, dans l’esprit de l’école ‘stax’. Une structure basique sur laquelle repose la plupart des compositions de cet opus. A l’instar d’un Prince qui aurait bien évolué. Et le résultat est plus que probant. Malheureusement, comme nous ne sommes pas très accros à la soul, la digestion acoustique de ce « Midnite vultures » se révèle assez difficile. Pourtant, les effets spéciaux et les innovations sont omniprésents. Tantôt psychédéliques, krafwerkiens ou encore countryfiants, ils contaminent les 12 fragments, dont un morceau caché. Des compositions peuplées de lyrics surréalistes, lascifs ou ironiques qui suintent de sex funk étudié, stylisé, velouté, impertinent, crémeux ou cuivré. Et si cet elpee constitue, pour bon nombre de spécialistes, une plaque tournante dans la carrière de Beck, nous attendons, avec impatience, qu’il opère un nouveau virage à 180°…

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