‘Si justice il y a, « Millionaires » devrait rejoindre les albums qui ont marqué les nineties, tels Urban Hymns de Verve ou OK Computer de Radiohead’. Ce sont des propos tirés de ‘Q’, un magazine musical anglais, des propos qui reflètent avec justesse toute l’admiration que votre serviteur porte à ce combo. Archi connu en Angleterre (rappelons que leur « Best of » avait été, en 1998, l’un des disques les plus vendus du pays), considéré comme un fer de lance de la pop anglaise, au même titre qu’Oasis, Pulp ou Stone Roses, James se retrouve bizarrement oublié par la Belgique et la France.
Ce nouvel album constitue donc, tout comme l’ont été les précédents, un nouvel espoir de consécration internationale. Et pour augmenter les chances de succès, plusieurs personnes ont participé aux sessions d’enregistrement. Notamment Brian Eno, Ozzy Osborne, Jamie Catto (Faithless) et Sinead O’Connor, même si elle n’accompagne de la voix que les dernières notes du CD. 12 titres très variés qui feront autant plaisir aux fans qu’aux néophytes. Il y a quelque chose de britpop. Celle de Radiohead, de Gene, de Cast ou du Verve, quand les guitares et les violons se mêlent à la nostalgie. On ressent la cold-wave de New Order quand les synthés se font plus présents. Il y a de la mélancolie. Pensez à Heather Nova. Du romantisme. Pensez aux Kinks. Ajoutez-y un soupçon de grandiloquence circa U2 et une atmosphère ponctuellement mystérieuse. Quant à Tim Booth, le chanteur, il incarne encore un peu plus la fusion de quatre noms mythiques de la musique pop. A savoir Jim Kerr (Simple Minds), Bono, Michael Stipe (REM) et Morrissey (The Smiths). Superbe album donc, à condition de fermer les yeux sur deux morceaux dispensables qui dénotent avec l’ambiance des dix autres. Le très Pet Shop Boys « Afro Lover » et « We’re going to miss you ». « Millionaires » fera certainement partie des 10 meilleurs albums de l’année. Sans ces deux fausses notes, nous aurions parié pour plus encore…

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