Le dernier album des Cranberries n’est pas parvenu à satisfaire votre appétit de ballades féminines celtiques ? Pas de problème. Celui de Beth Orton devrait combler le vide laissé par votre légitime déception. Une œuvre imprégnée de guitares acoustiques, de violons, de rythmes feutrés, de synthés et vitaminée par la voix angélique de Beth, dont le timbre navigue à mi chemin entre celle de Tori Amos, lorsqu’elle s’envole dans ses refrains mélancoliques, et d’une certaine Dolores O’Riordan, lorsque la section rythmique se fait plus présente. Comme vous l’aurez constaté, Beth Orton, c’est surtout une voix. Mais quelle voix! La musique se pointant plus discrètement, histoire de prendre, de temps à autre, un peu plus de place sur la partition. Comme ce " Couldn’t cause me harm ", un des meilleurs titres de l’album, digne de la quintessence de Sinead O’ Connor ! Ou encore le très Portishead " Stars all seem to weep " ; à moins que ce ne soit lorsque le spectre sombre et mystérieux de Mazzy Star vient nous troubler l’esprit. Bref, un album très agréable qui devrait propulser cette Anglaise au top de sa popularité ; notamment à cause du titre maître de l’elpee, " Central reservation ". Une composition qui déborde d’émotion, d’intimité, de chaleur, de profondeur et de sincérité ; et qui surtout est sortie en single. Album de l’année pour les amateurs du style, cet opus paraîtra, cependant, pour les autres, un peu tiré en longueur …

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