Ce trio texan, d’Austin très exactement, tente de redécouvrir la joie innocente, juvénile de la pop, sans pour autant sacrifier l’éthique du garage rock. Un exercice de style opéré sur cet " Orleans parish ", qui nous fait instantanément penser à Superchunk, Built to Spill et à Seam, auxquels la presse spécialisée les compare le plus souvent. Ce disque est en tout cas fort agréable à écouter. Découpé en douze fragments, il affiche une grande sensibilité mélodique, hantée tantôt par un violoncelle plein d’âme ou soulignée d’un zeste de claviers brumeux, mais surtout fouettée par la ligne de basse palpitante, réminiscente de New Order circa " Lowlife ". Rafraîchissant !