En 1991, trois étudiants qui fréquentent l’université du Texas nord décident de mettre sur pied un projet musical. Initialement appelé Leper Mesiah, le trio se découvre très vite des talents cachés et de nouvelles ambitions. Une demo est enregistrée, un second guitariste embauché, et un nom choisi : Deep Blue Something. Deux ans après sa création, le groupe commet son premier album : " 11th song ". Il faudra cependant attendre 1995 pour voir la formation texane décrocher son principal succès commercial, " Breakfast at Tiffany’s ", un single qui atteint la cinquième place des charts européens. Restait à attendre la confirmation, déjà bien amorcée l’an dernier avec un superbe cds, " If you want my love, you got it ". Et c’est chose faite avec " Byzantium ", un nouvel album qui fera assurément partie des plus belles réalisations de l’année. Un disque trempé dans une sorte de pop électrique habituellement dispensée au pays des kangourous, par des groupes comme Died Pretty, Chevelles, et surtout Midnight Oil. On pense également à d’autres influences. A Cake, lorsque viennent s’incruster quelques accords de mariachi. A Big Country lorsque Toby dessine, de sa guitare, de superbes et fragiles envolées mélodiques ou alors les taille dans des riffs glacés qui vous flanquent la chair de poule. Aux Chameleons, pour ne pas dire Echo & the Bunnymen, lorsque le son se fait plus âpre, plus rude, plus froid. A Jet Black Joe dans ses moments les plus agressifs. Enfin, aux Silencers pour ce côté tendre, mélancolique, cette fraîcheur qui se dégage sur chacune des quinze compositions. En un mot, splendide !

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