Guitariste/compositrice/chanteuse folk punk dans le sens le plus alternatif du terme, Ani DiFranco sort des albums à une cadence infernale. Si nos renseignements sont exacts, ce " Little plastic castle " doit être au moins son dixième. En huit années, ce n’est quand même pas de la tarte ! Ce dernier opus, constitue, en outre, son œuvre la plus accessible, commise à ce jour. Les cuivres y font une apparition remarquée. Notamment sur le titre maître, " Deep fish " ainsi que " Pulse ", ce dernier fragment bénéficiant même du concours de Jon Hassell à la trompette. Mais le changement le plus caractéristique procède de la plus grande mélodicité de ses chansons que nous pourrions qualifier de pop, nonobstant des lyrics toujours aussi féroces, féministes dans le sens le plus libéré du terme, qu’elle chante d’une voix très vibrante, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Tracey Chapman et de Suzanne Vega…