Les Fleshtones viennent de fêter leur 22ème année d’existence. Et pourtant, ce groupe manifeste toujours le même enthousiasme, la même fraîcheur et la même fougue rock’n’rollienne. Sceptiques ? Allez donc les voir, lorsqu’ils se produisent sur les planches, et vous comprendrez pourquoi leurs concerts ont valeur de mythe. Le quatuor new-yorkais vient, en outre, de sortir un nouvel album, " More than skin deep ", un disque alliant fun et énergie, mais sans grande surprise. D’autant plus que sa confection n’a bénéficié d’aucune collaboration notoire à la production, de type Peter Buck ou Steve Albini, comme sur les précédents opus. Ce qui n’empêche pas les quatorze fragments de ce morceau de plastique de faire la part belle au psyché/garage/rock de la meilleure veine. Des chansons inévitablement hantées par les spectres des Yardbirds, de Count Five, de Sam the Sham, des Sonics, de Question Mark & The Mysterians ou des Stooges. Imprimées sur un tempo toujours aussi tribal, sur lequel vagabonde la ‘six cordes’ cristalline de Keith, elles sont écorchées tantôt par l’harmonica poussiéreux, le farfisa aigrelet et surtout la voix gémissante de Zaremba. Du pur Fleshtones quoi !…

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