Fondé en 1985, Royal Trux a toujours milité dans la zone crépusculaire de l’undergound. Et le mot crépusculaire est faible, puisque cette formation new-yorkaise est aujourd’hui considérée comme l’héritière naturelle de Captain Beefheart. Cherchant tantôt à réinventer les concepts du rythme et de la mélodie, à combiner le minimalisme et le maximalisme, à exhumer de l’histoire du rock’n’roll un tas de textures sonores, à première vue incompatibles, pour les réunir en mosaïque, ou encore se vautrer dans le blues organique, urbain. La bande à Jennifer Herrema et à Neil Hagerty est ainsi parvenue à inventer un style personnel, étrange, sordide, hallucinatoire et futuriste à la fois, au sein duquel vous retrouverez, outre celles de Captain Beefheart, des traces de Sonic Youth, de Butthole Surfers, de Faust, de Can , de Loop, des Stones, de Birthday Party, de Suicide, et bien d’autres. Alors, dans ces conditions, imaginez bien qu’un double CD partagé entre 32 fragments aussi hétéroclites les uns que les autres ne s’adresse qu’aux inconditionnels. Et à notre humble avis, ils ne doivent pas être très nombreux…

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