Bien que n° 1 dans les charts, un peu partout dans le monde, on ne peut pas dire que la presse se soit montrée particulièrement prolixe à l'égard de ce citoyen de Wolverhampton. Faut dire qu'il n'en est qu'à son tout premier album. Et qu'il doit cette ascension vertigineuse à un spot publicitaire. D'une marque de jeans. La même qui a permis à Stiltskin de pointer le nez sur le marché du disque. Bref, dans le domaine de la réussite, Jas Mann fait un peu figure d'extra-terrestre. Pas seulement à cause de cette image sexy, androgyne, qu'il se plaît à cultiver. Tant visuellement que musicalement. Mais parce qu'à l'instar de Todd Rundgren, il s'est entouré d'une armée de computers, de synthés et de boîtes à rythmes. Un peu comme s'il voulait se préserver du monde contemporain. Ce qui ne le gêne pas pour adapter l'histoire de la pop insulaire à la sauce techno glam. On a même parfois l'impression de retrouver les Beatles, Depeche Mode, Sisters of Mercy ou Duran Duran, mais branchés sur "Internet". Il ne néglige pas pour autant la guitare. Quant à sa voix elle est constamment trafiquée, un peu à la manière de Bowie lorsqu'il voyageait encore dans le "Space Oditty". Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre le hit single "Spacemen". Truffé d'effets spéciaux il donne la coloration à cet elpee. Un disque étonnant, même si sur les planches, ce Babylon Zoo doit encore confirmer...

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