Lors de sa prestation (fortement critiquée) accordée au festival Torhout/Werchter, en 1995, le Cure avait interprété un morceau inédit, composition qui ne nous avait guère enthousiasmés! C'est donc avec une certaine appréhension que nous avons découvert le nouvel album du groupe. Pour l'enregistrement, Robert Smith a (encore) modifié son line-up. Le guitariste et le batteur ont été remerciés, laissant leur place respectivement à Perry Bamonte et Jason Cooper. Robert en a également profité pour faire appel à un tas de musiciens de studio. Cuivres, violonistes, percussionnistes, etc. Le résultat? D'abord mitigé. Puis au fil des écoutes, beaucoup plus convaincant. D'accord, le single "The 13th" est totalement ridicule et la ballade "This is a lie" complètement soporifique. Mais hormis ces deux accidents de parcours, la solution parvient toujours à séduire, à défaut de surprendre. Et bien qu'entretenant une certaine forme de passéisme, Cure colle tout au long de ce "Wild Mood swings" une production glaciale, plus proche de "Disintegrarion" que jamais, sur des mélodies allègres, colorées, festives parfois, voire tropicales! Un opus très agréable donc, mais qui risque à nouveau de susciter la polémique entre ceux qui souhaiteraient un Cure plus pop et ceux qui ne jurent que par le Cure gothique...