Si vous ne connaissiez Divine Comedy qu'à travers "Fanfare to the comic muse" ou "Liberation", vous risquez fort d'être surpris. Ou plus exactement d'être fort surpris. Et pourtant Neil Hannon avait déjà manifesté, à travers ces deux elpees, un goût très prononcé pour le soin et la sophistication des arrangements. Mais de là à enregistrer un album de music-hall, il y a une marge que nous n'aurions jamais imaginé. Pour concocter "Casanova", cet Irlandais du nord s'est entouré d'un véritable orchestre symphonique. Section à cordes, à cuivres, chef d'orchestre et tout le saint tremblement. Provoquant une nouvelle rencontre entre la musique dite classique et la pop. Parce qu'il y a bien sûr associé son groupe. Basiquement rock. Y ajoutant même des claviers programmés et quelques solistes en tous genres. Et c'est en s'appuyant sur cette texture opulente que Neil interprète ses ballades mélancoliques, rêveuses sur un ton tantôt allègre, tantôt maniéré, d'une voix dont l'amplitude navigue quelque part entre celle de Marc Almond et de Peter Hammill. Bref une entreprise ambitieuse, grandiloquente, mais qui ne manque pas d'intérêt.

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