Marianne Faithfull, qui soufflera ses cinquante bougies le 29 décembre 1996, mériterait assurément que son existence soit relatée à travers un livre, voire un film, tant elle fut riche et tumultueuse. Depuis 1964, lorsque Andrew Oldham, homme à penser des Stones, lui fit enregistrer " As tears go by ", composition de Jagger/Richards, qui devint un tube, elle a vécu mille et une péripéties où abus de stupéfiants, affaires de cœur, théâtre, cinéma, chanson, et accident de voiture ont débouché sur une solide cure de désintoxication. Qui durera quatre années! Et lorsqu'elle revient à la surface en 76 avec " Broken English ", on se rend compte que la petite voix de fille timide s'est muée en timbre grave, profond et sensuel. Depuis, Marianne est retournée à ses multiples activités artistiques. Musicales tout d'abord! Fascinée par l'œuvre de Berthold Brecht et de Kurt Weill, elle a décidé de leur consacrer un album de reprises, " 20th century blues ". Elle y interprète avec une irrésistible légèreté, un humour désabusé et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains, quinze classiques, dans un style "décadent ", " cabaret ", un peu à la manière de Marlène Ditriech. Elle y souligne l'irrésistible légèreté, l'humour désabusé, et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains…

Nederlands
Français 
