C’est en 2010 que Frederic Merk, alias 17f, publie son premier opus, intitulé « Tree of Them ». Il nous propose aujourd’hui « The Boy Who Cried Wolf », son second essai. Son précédent elpee baignait dans un univers électro/jazz glacé, un style lorgnant manifestement vers des formations islandaises comme Sigur Rós ou Mùm.
Son deuxième long playing marque un changement radical de style. Et pour cause, l’électronique a cédé le relais à l’acoustique, et en particulier aux grattes sèches, à l’harmonica ainsi qu’au piano. En outre, l’artiste helvète ne se la joue plus en solitaire multi-instrumentiste. Lors des sessions d’enregistrement, il a d’ailleurs invité du beau monde. A l’instar de James Yorkston, Michael Frei (Hemlock Smith) ou encore T.S Brooks (Minmae). Qui participent tantôt aux vocaux, tantôt à l’instrumentation.
L’œuvre s’ouvre par deux titres interprétés à la guitare acoustique. Dans un style débridé. Une voix rauque, rappelant celle d’Howe Gelb, vient s’y poser. Dans l’ensemble, les compos sont minimalistes, mais également variées. Le long playing recèle ainsi deux plages atmosphériques, « Unbedingt » et « The Swing of Things », mais également une piste plus riche en instrumentation, en l’occurrence l’excellent « Happy New Year »
Frederic Merk est un musicien capable de se débrouiller aussi bien dans l’univers électro que celui du folk. Il le démontre parfaitement sur ses deux premiers albums. Vu ses aptitudes à se remettre en question, on attend impatiemment la suite…

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