Ce quatuor londonien est devenu la nouvelle coqueluche de l’Albion. Fondé en 2010, il vient de publier son deuxième album, « Come of age ». Un disque qui a bénéficié de la mise en forme d’Ethan John (King of Leon, Emmylou Harris).
Si la formation puise ses influences majeures chez les Ramones, The Strokes et The Jesus And Mary Chain, c’est souvent aux Libertines et à Arctic Monkeys qu’elle est comparée. Normal, puisque ces deux groupes sont nés en Grande-Bretagne.
Des références qui semblent de mieux en mieux digérées sur leur nouvel opus. Parfois pour laisser un peu de place à d’autres. Une chose est sûre, les cordes de guitares sont toujours bien présentes. Surf, tintinnabulantes, déchiquetées, saignantes ou pétillantes (NDR : sur l’allègre « All in vain », elles gémissent même comme la Rickenbacker de feu George Harrison) elles balisent la plupart des compos. Depuis le ‘strokesien’ « No hope », au cours duquel Young emprunte un timbre vocal ‘dylanesque’ à « Lonely world »’, une ballade britpop hymnique qui aurait pu figurer au répertoire d’Oasis, en passant par le menaçant (The Cramps ?) « Ghost town », trempé dans le psychobilly, « Aftershave ocean », une compo mid tempo dont le sens mélodique lorgne vers Ash, « Weirdo », secoué par une ligne de basse trépidante (Pixies ?) et bercé par une voix détachée (Pastels ? Belle & Sebastian ?), le rugueux et hypnotique « Bad mood », fruit d’une rencontre hypothétique entre Jesus & Marychain et The Arctic Monkeys et le superbe « I wish I was a girl », une plage imprimée sur un tempo new wave. La panoplie de rythmes développés par le drummer est également un des atouts des Vaccines. Il adopte même le célèbre 4/4 des Ramones sur « Teenage icon ».
Les Vaccines se produiront ce 8 novembre 2012 à l’Aéronef de Lille, dans le cadre du festival des Inrocks.

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