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Maya's Moving Castle

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Depuis quelques semaines déjà, le single « Next Life » fait le buzz sur Youtube et autres sites sociaux… 

Et non ! Ce titre n’est pas l’apanage de la plus cinglée des Islandais(es), Björk, pour ne pas la citer !

On pourrait pourtant s’y méprendre ; mais c’est ici de Maya’s Moving Castle qu’il s’agit ;  Maya est le prénom de la belle voix qui sévit sur ce nouvel opus. 

C’est, vous vous en doutez, dans un univers proche de ce que réalise cette dingue insupportable que naviguent Maya et ses petits copains. Car évidemment, même si elle compose et écrit tout, toute seule, elle a malgré tout besoin de petites mains… C’est donc sous la houlette des producteurs Stefan Bracke (Raveyards, ex-The Subs) et François De Meyer (Raveyards, Villa), et flanquée des excellents musiciens Nele De Gussem (voix, guitare), Stijn Vanmarsenille (basse, synthé) et Simon Segers (batterie) que son disque a pu être enregistré.

Maya a, dans un premier temps, grandi dans une fermette de campagne, un environnement peuplé d’insectes et de papillons et habité des sons de son vieux violon. C’est là qu’elle a construit son univers, solitaire, fantastique et secret. Exilée en ville, elle devient multi-instrumentiste ; et de soliste, elle passe à une vie plus sociale en rencontrant ses futurs collaborateurs. Ses chansons sous le bras, elle troque alors sa fermette contre un studio et le résultat vient de nous être servi tout chaud.

Une dizaine de chansons mélancoliques et charmantes, autant de mélodies envoûtantes, interprétées dans un anglais parfait, nous emmènent dans le monde féérique de Maya. Le parallèle avec Björk est toujours bien présent. A la différence près que l’Islandaise a le don de pondre de temps à autre un hit monstrueux, tube que l’on ne retrouve pas sur la galette de notre petite Belge. Il n’empêche qu’elle fait preuve d’une bonne dose de créativité et d’innovation dans ses jolies chansons. Le tout, dix plages au total, s’écoule de façon assez linéaire et s’écoute sans déplaire mais sans étonner beaucoup non plus. Une fois les trois premières pistes digérées, plus aucune ne parvient à surprendre même si la qualité reste au rendez-vous.

Maya aura sans aucun doute bientôt d’autres créations à nous révéler, dans son registre empreint de charme et de séduction…

 

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