Véritable gourou et tête pensante d’une communauté musicale néo-hippie, le Californien Alexander Ebert (aka Edward Sharpe) avait frappé un grand coup en 2009, en publiant un premier album flanqué de ses Magnetic Zeros. Il nous y réservait quelques irrésistibles singles ‘babas cool’ tels que « Home », « 40 Day Dream », « Janglin » et surtout « Up From Below ». Conserver le même degré d’euphorie béate allait donc être le principal défi de l’artiste, sur « Here », le second essai.
Dès « Man On Fire », un titre d’ouverture hanté par l’âme de Johnny Cash, on est rassuré sur l’état de forme du combo. Les chœurs rappellent une chorale 70’s (« Mayla ») au sein de laquelle Jade Castrinos pose régulièrement sa voix à côté de celle d’Alexander (« Home », « Fiya Wata »). L’ambiance vire souvent à la fête ‘évangélique’ (« I Don’t Wanna Pray ») même si « Here » se réserve quelques moments plus intimistes, à l’instar du légèrement reggae « One Love To Another » ou du plus délicat « Dear Believer ». Les ouailles seront satisfaites de la nouvelle livraison de monseigneur Sharpe qui s’érige en version premier degré du chaman ‘bleu’, l’insaisissable Sébastien Teller…

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