Petites célébrités locales, les lads de Mystery Jets comptent déjà 3 albums à leur actif. Si le pop/rock de ces Insulaires véhicule des accents psyché, il faut reconnaître que leur expression sonore lorgne de plus en plus vers les States. Leur précédent elpee, « Serotonin », en était une belle illustration.
Et pour concocter « Radlands », les Anglais son allés au Texas ! En regardant l’illustration de la pochette, les intentions de Mystery Jets sont claires. Et puis il y a le titre de cet opus. Fruit d’une contraction entre celui du premier film de Terence Malick (Badlands) et le nom de la maison de Keith Richards (Redlands). En enregistrant ce disque dans l’Etat pétrolier cher aux Bush(s), le quatuor allait-il carburer à la super yankee ? Pas vraiment ! En fait, si on décèle des interventions à la slide, un zeste de country et un chouia de chœurs gospel dans leur musique, l’ensemble de l’œuvre nous renvoie carrément aux Kinks. Et en début de parcours, la formule fonctionne à merveille. Depuis le titre maître qui ouvre l’album (NDR : très réussi, par ailleurs), jusqu’au très référencé single « Greatest Hits ». Mais, progressivement, la formation s’essouffle, sans pour autant jamais démériter, lorgnant même en chemin, vers Erland & the Carnival (« The Nothing ») ou Blur (« The Ballad of Emmerson Lonestar »).

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