Cet opus est inclassable. C’est en tout cas la conclusion que j’en ai tirée après l’avoir écouté. Il s’agit pourtant du septième long playing d’Alec K.Redfearn and the Eyesores, et du plus abordable commis à ce jour. Les influences relevées tout au long de « Sister Death » sont particulièrement riches. Faut dire qu’il a fallu six longues années à A.K.Redfearn pour le terminer. Les compos piochent tour à tour dans le folk psyché (« Fire Shuffle »), le gypsy (« Black Ice »), le folk ‘maritime’ circa Decemberist (« The 7 and 6 »), le noise-rock (« Scratch »), et la liste est loin d’être exhaustive. Et paradoxalement, malgré cet éventail de styles, l’ensemble affiche une belle homogénéité. Sans doute à cause du climat général de l’œuvre, proche de la folie. L’instrumentation est aussi luxuriante qu’improbable : accordéon, orgues, claviers, cor d’harmonies, … Les mélodies sont contagieuses et l’énergie véhiculée par les compos est sacrément communicative. Haut en couleurs, « Sister Death » constitue un véritable OVNI dans l’univers du pop/rock, et évolue à des années-lumière des productions tellement formatées de l’industrie musicale contemporaine. Dans ce contexte, il est génial qu’un artiste comme Alec K.Redfearn parvienne à nous surprendre…

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